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À quoi sert le chèque de banque ?

C’est un moyen de paiement pas tout à fait comme les autres… Il est donc à réserver pour certaines transactions.

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Contrairement à ce que l’on peut croire, un chèque de banque n’a que peu de choses en commun avec une formule de chèque usuelle… Pourquoi ? Ce n’est pas vous qui l’établissez et le signez, mais votre banque et il n’est pas directement débité de votre compte, mais de celui de votre banque, même s’il est vrai que celle-ci a préalablement retiré la somme nécessaire de votre compte.

Un moyen de paiement sécurisé

L’intérêt principal d’un chèque de banque vaut pour son bénéficiaire : il est sûr d’être payé, ce qui n’est pas le cas avec un chèque ordinaire qui peut se révéler… non crédité ! Dès lors on comprend mieux pourquoi ce moyen de paiement est couramment requis pour des transactions importantes : achat d’un véhicule, d’un bien immobilier, mais aussi achat lors d’une vente aux enchères notamment. Chaque chèque de banque est nommément établi à l’ordre de son bénéficiaire. Depuis quelques années, ce moyen de paiement est de plus en plus utilisé pour sécuriser les ventes entre particuliers. Il est de toute façon recommandé pour une transaction dont le montant dépasse 3 000€, la loi interdisant les paiements en espèces au-delà de cette somme. (article L 112-6 du Code monétaire et financier et secret n° 2010-662).

Aussitôt commandé, presque aussitôt rédigé !

L’émission d’un chèque de banque est facile : tout conseiller bancaire peut en établir un si le compte sur lequel la provision doit être prélevée est suffisamment créditeur. Cette opération ne prend en principe que quelques minutes. Elle fait le plus souvent l’objet de frais forfaitaires, de l’ordre de quelques euros, quel que soit le montant du chèque (l’émission d’un ou de deux chèques de banque par an est en général gratuite pour les personnes ayant souscrit à un ensemble de services bancaires).

Des normes pour empêcher la fraude

Le mode de délivrance spécifique du chèque de banque n’a pas empêché la fraude. C’est pourquoi, depuis quelques années, tout chèque de banque doit comporter un filigrane intégré et non imprimé, comparable à celui d’un billet de banque. Une mesure de sécurité que tout bénéficiaire doit compléter par quelques vérifications d’usage : le chèque ne doit pas être raturé, comporter des écritures différentes ou des taches. Enfin, pour une transaction d’un montant particulièrement élevé, il est toujours possible de noter l’identité de la personne qui remet le chèque et de passer immédiatement un coup de fil à l’agence bancaire dont les coordonnées figurent sur le chèque.

© Uni édition – MIG – Décembre 2013

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